Arrêtez-vos régimes, pour maigrir, mangez le caca des autres

Incroyable mais vrai, des scientifiques vont tester des pilules faites à partir d’excréments de personnes maigres sur des individus obèses pour leurs faire perdre du poids. Certaines bactéries contenues dans les boyaux pourraient permettre de contrôler la prise de poids. Pour mémoire : nous avions déjà vu dans un précédent article que manger du sperme faisait maigrir.

Manger-son-caca

Quand on mange ses selles, on parle de coprophagie. On ne connaît la coprophagie que dans le règne animal. Le rat et le lapin ré-ingèrent leurs excréments, car c’est pour eux un moyen de récupérer certains minéraux. Le lapin fait deux types d’excréments, notamment des excréments plus humides qu’il ré-ingère pour récupérer de l’azote et des protéines.

Mais nous vous rappelons que la coprophagie est une maladie psychiatrique plus ou moins lourde et souvent associée à d’autres troubles du comportement.

Qui n’a pas un ami mince qui avale un pot de Nutella sans jamais prendre un gramme. Si la nature peut-être injuste avec nous, la science est maline et veut comprendre pourquoi cette différence. En effet, ce qui rend votre ami si mince, ce sont certainement de petites bactéries qui se promènent dans sa flore intestinale, et se déposent au moment des selles dans ses toilettes. Alors, des chercheurs américains ont eu l’idée de lui en emprunter un peu pour réguler le métabolisme des moins chanceux.

Des chercheurs du Massachusetts General Hospital aux États-Unis vont tester cette théorie sur des personnes obèses, qui recevront des excréments de « donneurs » minces et sains sur une durée de trois mois. Ces déjections contiennent des bactéries qui devraient équilibrer l’organisme des personnes obèses et les faire maigrir.

Contre toute attente, ces scientifiques sont loin d’être les premiers à envisager ce traitement peu ragoûtant. Jusqu’à maintenant, cette méthode connue sous le nom de transplantation fécale, était utilisée au moyen d’une coloscopie pour soigner des pathologies digestives. En effet, les médecins inséraient directement les bactéries saines congelés des donneurs, et donc leurs déjections, dans l’intestin des personnes victimes d’infections.

L’étude débutera en mars 2016 et demandera à ses cobayes d’avaler directement ces microbes par voie orale. Pour ne pas effrayer les futurs volontaires et mettre en fuite les scatophiles, les patients ingéreront des gélules d’aspect tout à fait commune et les médecins précisent que donneurs et patients ne se rencontreront pas.

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