Pour protéger vos photos pornos, envoyer-les à Facebook !


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Le revenge porn serait depuis quelques années un véritable fléau. On est en droit de le croire, à en voir les moyens mis en œuvre pour le combattre. Parmi ces nouvelles idées, la dernière émane de Facebook et elle est pour le moins surprenante. Mais c’est quoi le Revenge Porn. Cette pratique douteuse consiste à mettre en ligne des images intimes (photos ou vidéos) de son ex, histoire de lui faire regretter amèrement la rupture. Forcément, c’est humiliant, illégal, dégradant et depuis quelques mois, la justice ne plaisante plus avec ce phénomène.

Cette pratique a connu un succès certain des deux côtés de l’Atlantique. Beaucoup hommes comme également des femmes se sont amusés à diffuser via des sites pornos ou des réseaux sociaux des images coquines de leur ex. Dernièrement en France, un homme de 40 ans originaire de Guyancourt (78) a été condamné a deux ans de prison dont 18 mois de prison ferme pour ce délit. Il avait créé de faux comptes Facebook dans le seul but de diffuser des images de son ex. Pour sa conduite connue sous le nom de « revenge porn » (vengeance pornographique), il a été condamné à un an de prison avec sursis et mise à l’épreuve.

Cette semaine, le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse a jugé ce mercredi 3 janvier 2017 un homme de 47 ans pour « atteinte à la vie privée » et utilisation des images obtenues par ce biais frauduleux. En 2013 et 2014, il avait publié sur un site internet des photos de son ex-femme, prises à son insu lors de rapports sexuels passés, et accompagnées de commentaires très dégradants. Il réalisait aussi des photomontages avec la tête de son ex-femme sur des photos pornographiques.

Les photos de revenge porn apparaissent de plus en plus souvent sur les réseaux sociaux. Instagram, Snapchat, Discord ou encore Facebook sont accusés d’une négligence sur ces problèmes de vie privée. En réaction, le géant Facebook teste en ce moment en Australie une technologie qui permettrait de bloquer ce type de diffusion. Le principe de cette nouvelle technologie consiste à marquer les images gênantes (photos et vidéos) d’une empreinte informatique qui empêcherait leur diffusion dans le futur. Vous avez bien compris : il vous faut commencer par envoyer à Facebook toutes les images de cul vous concernant. Oui, vous avez bien lu ! Chacun et chacune devrait donc envoyer à une équipe technique de Facebook pour éviter une diffusion publique qui permettrait d’obtenir une protection concernerait les réseaux Facebook, Messenger et Instagram.

Le plus amusant est qu’aucune machine ne peut faire le tri de ces images pour savoir si elles méritent ou pas d’être « blacklistées ». Ce seront donc des employés de la firme de Mark Zuckerberg qui auront la dure tâche de visionner toutes vos sextapes pour savoir si elles rentrent bien dans le cadre potentiel d’un revenge porn. Une fois traitées, ces images seront floutées et stockées pendant « un certain temps ».

Mais pour traiter ces images et vidéos, vous devrez accordez une confiance à toute épreuve au personnel du réseau social et à leur serveur. Autre inconvénient, pour être sûr d’être couvert, il faudrait que l’ensemble des diffuseurs potentiels (autres réseau sociaux) utilise la même technologie.

Si vous ne voulez pas que votre photo avec gode dans le vagin ou de cette pipe finissant en fontaine de sperme, termine sur le net, il vous suffit de les envoyer à Facebook pour vous savoir protégé ou pas. A vous de voir !